Une équipe internationale coordonnée par des chercheurs français vient de réaliser une découverte majeure en mer Égée : l'identification précise de la rupture sous-marine qui a provoqué le plus important tsunami moderne en Méditerranée. Cette découverte, réalisée plus de 60 ans après l'événement, ouvre de nouvelles perspectives pour l'évaluation des risques sismiques et tsunami en Méditerranée.
Les travaux menés à l’Observatoire de la Côte d’Azur depuis plusieurs années ont porté leurs fruits, permettant la validation et la valorisation des mesures acquises par du matériel à bas coût (environ 1.5k€ par station).
Plusieurs séries de prototype ont été jusqu’ici déployées, notamment au Pérou dans le cadre du projet S5 de l’Agence nationale de la recherche (ANR) ou sur de navires dans le cadre de l’ANR Itec et du projet Amorgos.
Une étude réalisée par des scientifiques du CNRS Terre & Univers (voir encadré) et de l’INGV de Bologne ouvre de nouvelles perspectives sur les essaims sismiques et la sismicité induite en les rapprochant des mécanismes des glissements lents. Leurs travaux éclairent davantage les mécanismes de déclenchement de la sismicité, permettent de mieux comprendre le rôle de la déformation asismique, et ouvrent de nouvelles pistes pour contraindre les processus physiques sous-jacents à des séquences sismiques encore mal comprises.
Une torche à plasma de gros volume a été utilisée par des chercheurs de Mines Paris-PSL, de l’Université Côte d’Azur, de l’Observatoire de la Côte d’Azur et de l’ENS de Lyon pour simuler expérimentalement les processus de condensation à haute température opérant dans les enveloppes circumstellaires d’étoiles riches en carbone. En s'appuyant sur les phases condensées et sur leurs propriétés optiques, ils ont pu démontrer la faisabilité de prédire la minéralogie de la poussière formée dans les environnements des étoiles de type AGB. Cette approche ouvre de nouvelles perspectives pour quantifier la formation et la composition de la poussière et dans divers environnements astrophysiques. Ces travaux sont décrits dans un article paru dans la revue Nature Astronomy, le 23 octobre 2024.
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