Le 20 mars 2015, une éclipse solaire partielle a eu lieu en France dans la matinée. Ce phénomène astronomique rare et d’une beauté sans précédent n’était à manquer sous aucun prétexte !

De nombreux chercheurs de l’Observatoire de la Côte d’Azur sont intervenus dans 13 classes du département, dont 4 dans le cadre du dispositif ASTEP (Accompagnement en Science et Technologie à l’Ecole Primaire). De cette manière, les scolaires ont eu la possibilité d’observer l’éclipse en compagnie d’astronomes spécialistes, en toute sécurité à l’aide de lunettes adaptées et avec des explications pertinentes. "Ils se rappelleront de ce phénomène astronomique" !

L’Observatoire de la Côte d’Azur avait également mit en place une retransmission d’images en direct sur son site internet, prises par l’instrument PICARD-SOL. Elles étaient mises à jour toutes les minutes et ont permis aux internautes de contempler le phénomène depuis leur fauteuil, avec une qualité d’observation sans précédent.

 

© Guillaume Guiglion, laboratoire Lagrange (OCA-UNS-CNRS)

© Paul Girard, Ateliers de Mécanique


© Pier-Francesco Rocci, laboratoire Lagrange (OCA-UNS-CNRS)

 

Qu’est ce qu’une éclipse ?

Autrefois considérées comme présages de grands malheurs, les éclipses sont aujourd’hui des phénomènes connus et faciles à prédire pour les astronomes. Une éclipse solaire consiste à la disparition momentanée totale ou partielle du Soleil, due au passage de la Lune qui le cache à la vue d’un observateur positionné sur la Terre. Il existe trois types d’éclipses : totale lorsque que le Soleil est entièrement occulté par la Lune ; partielle si la Lune ne cache qu’une partie du Soleil ; annulaire quand le diamètre apparent de la Lune est inférieur à celui du Soleil et ne masque pas entièrement ce dernier.

Lorsqu’on regarde dans le ciel, le Soleil et la Lune semblent mesurer la même taille. Pourtant, le soleil a un diamètre de 1 400 000 kilomètres tandis que celui de la Lune est de 3 476 kilomètres. Donc cette dernière est 400 fois plus petite que le Soleil. Alors comment la Lune peut-elle cacher le Soleil lors d’une éclipse totale ? Par une étrange coïncidence, la Lune est aussi 400 fois plus proche de notre planète au cours d’une éclipse. Son diamètre apparent vu de la Terre coïncide donc pratiquement avec celui du soleil. La Lune est alors capable de cacher notre Etoile.

Où et quand observer l’éclipse du 20 mars ?

Le point central de cette éclipse se trouve au milieu de l’océan Atlantique Nord. La grande zone d’ombre (bande de totalité) débute au sud du Groenland, puis traverse la mer de Norvège et la mer du Groenland pour prendre fin au niveau du pôle Nord. L’éclipse totale ne sera visible que pour ceux qui l’observeront des îles Féroé et au Spitzberg dans l’archipel du Svalbard. Cependant, elle sera visible sous forme partielle dans toute l’Europe, au nord du continent africain et au nord-ouest de l’Asie.

En France métropolitaine, l’éclipse se déroulera entre 9h10 et 11h50 (heure de Paris) et le pourcentage du diamètre solaire caché par la Lune ira de 58 % en Corse à près de 82 % dans le nord-ouest de la France, les côtes de la Manche seront des endroits privilégiés. A Nice, il approchera 63% au maximum, à 10h30 (source : IMCCE - Institut de Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides).

Comment l’observer ?

Ce spectacle doit être observé avec prudence, regarder une éclipse à l’œil nu peut causer de graves lésions à la rétine. Le Soleil émet plusieurs sortes de rayonnements (lumière visible, infrarouges, ultraviolets, rayons X et rayons gamma) qui peuvent être nocifs lorsque les yeux sont trop exposés à sa luminosité. Pour observer une éclipse, les lunettes de soleil sont à proscrire, car elles ne protègent pas les yeux des rayonnements infrarouges, les plus dangereux pour la rétine. Il est alors vivement conseillé d’utiliser une paire de lunettes de protection spéciale éclipse portant le label CE (Certification Européenne). Elles sont vendues en pharmacie, dans les clubs ou associations d’astronomie, ou encore dans les magasins d’optique spécialisés.